Séparation de l’église et de l’Etat, le cas de la France (historique)

Séparation de l’église et de l’Etat, le cas de la France (historique)

Depuis des siècles, le dogme religieux, l’église catholique s’est incrustée dans tous les rouages de la politique au sommet du royaume. Elle a su imposer sa toute puissance par le truchement du Pape. L’avènement de la République et des républicains ont bousculé les normes établies depuis toujours au grand damne de l’église catholique.

Église et État en France, une histoire d’amour ou d’exploitation ?

Pendant des siècles, l’église catholique a conservé le monopole de la foi et du dogme. Le Saint Père a en effet rendu la présence de ses cardinaux et hauts dignitaires de l’église nécessaire auprès des rois qui se sont succédés à la tête du royaume. Mais l’église n’a pas que conseillé ces rois, elle a profité de leurs largesses pour s’octroyer pleins de faveurs. En effet, l’école catholique dirigée par les prêtres était la seule qui éditait et dispensait le programme d’étude en vigueur. Les pères et autres gradés de l’église catholique émargeaient au budget des royaumes et après des États.

L’état offrait également d’importantes subventions à l’église pour la construction de paroisses, de cathédrales et bien d’autres édifices religieux. De l’autre côté, l’église faisait tout pour maintenir les rois et dirigeants de France dans la peur de l’inquisition et du péché auxquels ils peuvent s’exposer en défiant l’église, en défiant Dieu.

Pourquoi la fin de l’antique union?

A l’avènement de la République, les républicains ont entrepris de révolutionner la gestion au sommet de l’état. Ils avaient en face d’eux une église bien enracinée qui avait intérêt à ce que cette situation d’exploitation perdure. Les républicains prônent le principe de laïcité et voulaient en faire un principe de la République. Désormais, l’État gardera une attitude de neutralité face aux questions religieuses. Des questions religieuses qui relèvent des convictions et des valeurs privées.

Cette lutte qui commença en 1880, connut son épilogue en 1905. Elle se déroula à la tribune des assemblées et dans la presse. Déjà de 1881 à 1882, Jules Ferry, à travers ces lois, porta un coup dur à l’église en rendant l’éducation et l’école gratuite, laïque et obligatoire pour tous les citoyens. Ils bravèrent cependant ces lois en invitant le peuple à privilégier une école confessionnelle. En 1886, d’autres lois consacrent la laïcité du corps professoral et interdisent l’enseignement aux congrégations religieuses.

Le 9 décembre 1905, la charte de la laïcité consacra la liberté totale dans l’exercice des cultes. L’église catholique et aucune autre religieuse n’a le statut de religion officielle. Les conséquences qui en découlent passent par la suppression des salaires et des subventions et ne sont pas du goût du saint père. La séparation entre l’église catholique de France et le pouvoir politique est donc officielle et définitive.

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